Illustration représentant un apprenant au centre d’un écosystème d’apprentissage numérique proposé par Double Voie, entouré d’un formateur, d’un manager et de pictogrammes symbolisant l’IA, les échanges et les ressources pédagogiques.

Salon L&T 2026 : L’humain au centre des apprentissages

L’édition 2026 du salon Learning & Technologies s’est ouverte sur un message fort: « Remettons l’humain au centre ». Une formule qui pourrait sembler évidente… mais qui prend une résonance particulière à un moment où l’IA, les plateformes, les outils et les data redéfinissent les contours de la formation et la manière dont les collaborateurs se forment. Au fil des interventions, un constat s’est imposé : l’innovation technologique ne produit de valeur que lorsqu’elle se met au service de l’expérience humaine. Et quand il s’agit d’apprendre, de progresser, de se transformer, la relation humaine n’est pas seulement utile : Elle est indispensable. Voici ce que j’en retiens.

Table des matières

L’IA n’a de sens que lorsqu’elle amplifie la place de l’apprenant et le rôle du formateur

Le salon regorgeait d’innovations : coachs IA, simulateurs conversationnels, parcours personnalisés, retours instantanés, formats immersifs…Mais, lors des prises de parole, tous les intervenants — de Canal+ à Allianz, en passant par VeryUp — ont insisté sur un point essentiel : L’IA n’apprend pas à notre place. Elle nous peut aider à mieux apprendre !

Les entreprises qui réussissent à intégrer l’IA dans leurs dispositifs de formation ne le font pas pour automatiser, mais pour «renforcer les missions clés de chaque acteur de l’écosystème de la formation :

  • le formateur contextualise, rassure, donne du sens aux apprentissages, délivre des feedbacks et accompagne la progression des apprenants en adaptant ses interventions au plus prêt de ses besoins. Un rôle que l’IA ne peut jouer seule
  • le manager accompagne les mises en pratique et fait le lien sur le terrain, s’implique dés l’amont de la formation et assure une continuité pédagogique en aval.
  • l’apprenant s’engage en étant soutenu, reconnu, valorisé.

L’apprentissage reste une expérience profondément humaine

Malgré la sophistication croissante des outils et la montée en puissance des technologies les tendances observées cette année sont très claires :

  • le présentiel revient en force, il est sanctuarisé, mieux préparé, plus riche ; plus interactif
  • les apprenants recherchent des expériences, pas seulement des contenus ;
  • les formats de formation qui fonctionnent sont ceux qui donnent envie d’essayer, de pratiquer, de vivre une réelle expérience d’apprentissage.

L’apprentissage n’est pas un acte cognitif isolé. C’est une expérience humaine, émotionnelle et sociale. Cela explique pourquoi :

  • les mises en situation sont plus efficaces que les vidéos,
  • les sprints d’apprentissage (formations proposées sur une courte période, parfois proposées plusieurs fois sur l’année) fonctionnent mieux que les catalogues infinis,
  • les échanges entre pairs, les retours du manager, la présence d’un formateur restent des leviers puissants.

Apprendre, c’est interagir. Et rien ne remplace un regard, une question, une reformulation, une reconnaissance.

Chez Double Voie, nos dispositifs de formation de formateurs s’appuient systématiquement sur l’apprentissage par l’action, les ateliers interactifs et la pédagogie active. Découvrez ici le cas client dans le secteur agricole Comment faire évoluer la posture des formateurs internes pour renforcer l’impact des formations ?

Sans un accompagnement, l’engagement ne tient pas

La grande fatigue du learning (“learning fatigue”) est maintenant bien identifiée : trop de contenus, trop de ressources, trop d’outils. Dans cet océan pédagogique, les apprenants se perdent, décrochent… et le churn augmente (taux d’abandon des apprenants qui quittent un parcours, ne vont pas au bout, ou cessent d’utiliser la plateforme).

Les expériences présentées au salon ont illustré qu’u on ne s’engage pas dans un parcours, on s’engage avec des personnes dans un parcours. C’est là qu’interviennent :

  • les managers (méthode 5‑0‑5, ancrage avant/après),
  • les Learning Success Managers qui orchestrent l’expérience apprenant,
  • les communautés qui donnent du sens et de la motivation,
  • les équipes pédagogiques qui rendent chaque parcours utile, fluide et humain.

La technologie peut orienter, personnaliser, recommander…Mais seule une relation humaine peut :

  • encourager à débuter,
  • soutenir dans la difficulté,
  • valoriser les progrès,
  • relier la formation au réel.

La mesure d’impact n’a de sens qu’en lien avec le terrain… donc avec les humains

Dernier thème récurrent : la mesure d’impact reste l’angle mort de la formation. Pourquoi ? Parce qu’on mesure ce qui est simple à mesurer (satisfaction, complétion, usage)… et plus difficilement la transformation des comportements, des pratiques, des performances. Bref ce pour quoi on fait appelle à la formation. Or ces transformations se mesurent principalement dans la relation humaine ::

  • échanges manager/collaborateur,
  • retours terrain,
  • observations en situation réelle,
  • feedback des pairs.

L’IA pourra aider à analyser, structurer, objectiver sans remplacer la compréhension qualitative et contextualisée qu’un formateur, un manager ou un collègue peut fournir.

Conclusion — Même avec l’IA, l’humain restera toujours au centre !

Pour moi, le salon L&T 2026 illustre que l’avenir de la formation n’est ni tout technologique, ni tout humain. Il est hybride. C’est la combinaison subtile de l’intelligence des machines et de la sensibilité humaine qui crée de véritables apprentissages.

L’IA accélère.
Les outils structurent.
Le collaborateur, le formateur, le manager transforment.

IA & Formation : ce que les formateurs se demandent vraiment et ce que nous pensons (FAQ)...

 

Non. L’IA peut automatiser certaines tâches (préparation de contenus, quiz, reformulations, synthèses), mais elle ne remplace ni la pédagogie, ni l’écoute, ni la compréhension contextuelle qu’un formateur apporte.
Elle agit comme un assistant, pas comme un remplaçant.
Chez Double Voie, nous pensons que l’IA et les systémes automatisés permettront de libèrer du temps pour ce qui fait la plus value d’un bon formateur : l’accompagnement des apprenants, la mise en pratique et le feedback.

 

L’IA peut rendre l’apprentissage plus fluide, plus personnalisé, sans remplacer l’accompagnement du formateur ou du manager. Concrètement, elle permet :

  • d’adapter les contenus au rythme et au niveau de chaque apprenant,
  • de proposer des exercices ciblés en fonction des difficultés rencontrées,
  • d’offrir des retours immédiats pour progresser,
  • d’aider à organiser son parcours (rappels, recommandations, checkpoints),
  • de varier les formats pour maintenir l’intérêt.

Mais ce qui fait la différence, ce n’est pas l’outil :
c’est le formateur qui guide, le manager qui encourage et la communauté qui soutient.
L’IA améliore l’expérience… l’humain donne envie d’apprendre et vait aider à la maintenir.

 

L’IA peut :

  • générer des supports, exercices, études de cas,
  • aider à adapter un contenu à un niveau ou à un profil,
  • proposer des variantes pédagogiques,
  • synthétiser les retours des apprenants,
  • accélérer la création de scénarios ou de parcours.

Mais, le formateur reste le chef d’orchestre : l’IA accélère, lui donne plus de latitude, mais ne prend pas de décisions pédagogiques à sa place. Pour aller plus loin sur l’utilisation de l’IA en tant que formateur, consultez le site : Accueil – Technopédia Playground

Non pas vraiment mais Oui tout de même 😏

L’IA peut préparer des contenus, proposer des variantes d’activités ou aider à structurer un parcours. Mais ce qui fait réellement la valeur d’une formation, c’est ce que le formateur fait mieux que n’importe quelle machine :

  • conduire des ateliers dynamiques,
  • orchestrer des mises en situation pertinentes,
  • offrir des feedbacks fins, contextualisés et motivants,
  • ajuster en temps réel selon les réactions des apprenants,
  • créer un climat de confiance propice à l’expérimentation.

Or, pour que ces moments soient vraiment transformatifs, le formateur doit être encore mieux formé, encore plus intentionnel, encore plus expert dans sa pédagogie.

Pour nous, l’IA ne remplacera pas ces savoir‑faire. Au contraire, elle met le phare sur les formateurs qui maîtrisent l’ingénierie pédagogique, leur posture, l’animation active, la facilitation, …

Les formateurs qui se professionnalisent, qui renforcent leur pratique, qui développent leur capacité à accompagner, analyser et ajuster… deviennent indispensables dans l’écosystème d’apprentissage hybride qu’il soit augmenté ou non par l’IA.

C’est précisément la démarche que nous portons chez Double Voie;  accompagner les formateurs pour qu’ils deviennent des professionnels de l’apprentissage, capables de tirer profit de l’IA sans jamais s’y reposer.

Il est clairement renforcé. Les organisations recherchent de plus en plus des formateurs capables :

  • d’animer des expériences d’apprentissage,
  • de guider les pratiques,
  • de créer de l’engagement,
  • d’exploiter intelligemment les outils numériques.
    L’IA ne remplace pas ces compétences — elle les valorise.
    Les formateurs qui adoptent l’IA comme un levier peuvent gagner en efficacité, être davantage créatifs… tout en restant indispensables !

Quelques pistes simples :

  • commencer par de petits usages (synthèse, reformulation, idées d’activités),
  • tester des outils sans chercher la perfection,
  • utiliser l’IA comme « partenaire » pour préparer une séquence,
  • Distinguer ce qui doit rester humain : feedback, mise en pratique, relation, adaptation en temps réel.

Double Voie accompagne justement les formateurs à développer cette posture augmentée, où l’IA peut aider à servir la pédagogie active.

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